La Cause de la Violence


À chaque fois qu’une nouvelle sanglante comme arrive à moi, j’ai l’a sensation d’un lendemain de cuite où je découvre avec un mélange étrange de stupéfaction et d’engourdissement les dégâts commis par l’inconscience et l’ébriété de la veille… Lorsque, sous l’influence de l’alcool, nous avons détruit, tué, saccagé, en pensant que c’était marrant et que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire sur le moment.
 
Dans des moments comme ça, les médias, la presse, mais aussi mon entourage cherchent un responsable, un bouc émissaire : Une personne, une idéologie, une conjoncture, un mobile.
 
Pourtant, si nous prenons de la hauteur, du recul, il devient évident que toute cette extrême violence, cette brutalité est systématiquement causée par un dénominateur commun.
 
Dans le cas de la cuite, il parait évident que ce n’est pas une personne en particulier, mais plutôt la consommation d’alcool, ou de drogue quelconque, qui d’une manière ou d’une autre nous à temporairement extrait de « notre état normal ».
 
Dans le cas du terrorisme, de la brutalité, de l’extrême violence, c’est la même chose. Sauf que la drogue qu’on consomme ici est plus subtile, et surtout tellement banale, quotidienne, que plus personne ne s’en rend compte.
 
C’est pourtant une substance qui nous extrait de « notre état naturel ». Car notre nature n’est pas brutale, ni extrêmement violente.
Et ce n’est pas seulement le cas pour les actes de barbaries de grande envergure ou qui font beaucoup parler d’eux. Mais c’est aussi et surtout la même substance qui induit toute notre violence banale et quotidienne. Les disputes entre amis, la jalousie maladive dans les couples, le mépris et la condescendance vis à vis des gens qui ne sont pas comme nous, le jugement à l’égard de tout ce qui est différent, méconnu, incompris.
 
Pour percevoir cette substance, ce dénominateur commun à toute cette violence, il m’a fallu du temps, et remonter progressivement à la cause des causes des causes des causes
 
Aujourd’hui l’autoroute neuronale est toute tracée.
 
Mais je vais la décortiquer en « slow motion » pour vous la partager :
La Vie (ou la Source, l’Univers, la Conscience, Dieu, Allah, Jéhovah ou le monstre en Spaghetti Volant, peu importe comment on aime appeler cette intelligence suprême) dans son infinie puissance à créé toute chose.
 
Chaque chose créée par la vie est contenue en son sein, est elle-même une partie de cette source unique.
 
En tant que tel, la forme humaine fait partie des créations divines de la vie (au même titre que tout le reste).
 
Sous cette forme humaine, existe pour la Vie la capacité de penser, de se souvenir, d’imaginer.
 
Cette merveilleuse capacité créatrice lui permet de conceptualiser, de créer, d’idéaliser.
 
Parmi les concepts et idées, elle a modelé une idée de ce qu’elle était, en tant qu’un corps, en tant qu’individu.
 
Cette conception, cette idée, cette image mentale est aussi appelée « Égo », et est l’accumulation de tous les souvenirs, croyances, opinions, expériences vécues par un corps unique, dans une période de temps donnée.
 
Par la pensée encore une fois, la vie à eu la possibilité de s’imaginer être limitée à uniquement un corps, un égo, à cette image mentale créée par elle-même.
 
Cette identification de la vie à un corps et un individu unique à créé un sentiment de séparation, qui engendre souffrance et incompréhension.
 
En effet, comment la vie illimitée pourrait-elle supporter être limitée ? Comment l’éternel pourrait il supporter se sentir mortel ? Comment l’infini pourrait il supporter de se sentir si limité, si étriqué à une forme particulière.
 
Alors, toujours à travers cette merveilleuse capacité de penser, la vie à commencé à se Projeter dans le temps et dans l’espace à la recherche d’une porte de sortie de sa condition limitée.
 
Elle a alors émis des idées quand à la forme qu’elle devait obtenir pour se sortir de cette limitation, à l’expérience qu’elle devait accumuler afin de se sentir de nouveau illimitée, divine.
 
Elle a établi tout une série de dogmes, de règles, d’idéologies, par rapport à ce qu’il était bon ou mauvais de faire, afin de retrouver ce qu’elle est vraiment. Avec le temps elle à même oublié ce qu’elle cherchait...
 
Et cette projection systématique, ces dogmes concernant ce qui devait être et ce qui ne devait pas être ont engendré de la souffrance, qui inévitablement conduit à encore plus de séparation et de violence...
 
Violence à l’encontre d’elle-même sous forme de ce corps unique, mais également violence à l’encontre d’elle-même sous la forme de tous les autres corps, et tous les autres objets issus de sa propre création.
 
La violence est donc le fruit de dogmes qui sont le fruit d’une projection due à la sensation de séparation éprouvée à cause de l’identification à une construction mentale…
Pensée > Égo > Identification > Séparation > Projection > Dogme > Souffrance > Violence.
 
La drogue, le dénominateur commun à tout ceci n’est qu’un malentendu, une pensée erronée de la vie à propos d’elle-même !
 
Dans cette vision, il suffirait alors à la Vie de reconnaître que depuis le départ, elle n’a jamais cessé d’être la Vie, infinie, éternelle, impersonnelle… qu’elle était juste temporairement sous l’emprise d’une pensée erronée qui l’ont placée hors de « son état normal ».
De cette reconnaissance nait alors une détente, une dissolution de dogmes, une fin de la recherche et de la projection, un sentiment d’unité, et une inutilité de la fonction de pensée.
Comment dans cette profonde paix, dans cette profonde détente et cette conscience unifiée la vie pourrait-elle continuer de s’auto-détruire d’un corps à un autre ?
 
Réaliser tout ceci, est le devoir et la responsabilité de la vie sous forme de chaque individu.
 
C’est ce que la Vie sous forme d’Adrien vous propose d’explorer. La redécouverte de votre véritable nature, en tant que la Vie elle-même, la perfection divine, l’infinie puissance créatrice au delà de toute pensée, de tout savoir, de tout dogme, de tout conditionnement… La Vie Libre, la Conscience Libre.

A propos de l'auteur

Adrien Piret

Adrien Piret

Commentaires

@

Ces articles peuvent vous intéresser

Les limites du mental

À un moment donné de l’introspection, à un certain niveau de la métaphysique, de la recherche spirituelle, lorsque nous atteignons les portes de la non-dualité, il nous faut accepter que nous a...

Lire la suite

Réflection

Chercher l’éveil c’est comme essayer de capturer d'une main son image reflétée par l’eau, lorsqu’on se penche au dessus d’un lac. Ça ne fa...

Lire la suite

Une Seule Source

Il n’existe que des sources de Lumière. On n’a jamais vu de source d’Obscurité. L’Obscurité existe seulement là où il y a un obstacle à la Lumière. De même, il......

Lire la suite

Bliss - Breathe

Je vous partage une chanson dont la musique autant que les paroles m'ont envoûtées, pour leur simplicité et leur profondeur à la fois... Ci-dessous, vous trouverez les paroles traduites e...

Lire la suite

Dieu est partout

Je viens de traverser la belle Liège caressée par la superbe lumière orangée de la fin de ce jour d'automne. J'observe les passants, gorgés de Soleil, prenant plaisir à vivre cette belle...

Lire la suite

Devi - Parra for Cuva

  C'était écrit dans le ciel étoilé Que l'univers appartient à l'histoire "Je" L'esprit est comme un enfant, qui fut brûlé brillant Pourtant ils...

Lire la suite

Il est temps de vous rendre

Si vous voulez connaître la vérité, si vous souhaitez goûter à l'absolu, il va falloir vous rendre. Il est temps de vous rendre, car c'est ce que le myst&egrav...

Lire la suite